Biomasse (énergie)
Dans le domaine de l'énergie, le terme de biomasse regroupe
l'ensemble des matières organiques pouvant devenir des
sources
d'énergie. Ces matières organiques qui
proviennent des
plantes sont une forme de stockage de l'énergie solaire,
captée et utilisée par les plantes
grâce à
la chlorophylle. Elles peuvent être utilisées soit
directement (bois énergie) soit après une
méthanisation de la matière organique (biogaz) ou
de
nouvelles transformations chimiques (biocarburant). Elles peuvent aussi
être utilisées pour le compostage. La biomasse est
une
énergie qui peut être chimiquement polluante
lorsqu'elle
est mal utilisée. Bien qu'elle libère du CO2 en
brûlant, comme le charbon, le gaz ou le pétrole,
il ne
faut pas oublier que le carbone stocké dans la biomasse a
récemment été extrait de
l'atmosphère par
la photosynthèse des plantes ou algues, alors que ce
processus a
eu lieu il y a des millions d'années pour les ressources
fossiles.
Le bilan quantitatif CO2 est donc nul mais à condition que
toute
l'énergie qu'il a fallu dépenser pour extraire du
combustible de la biomasse soit elle aussi d'origine biomasse, sinon il
y aurait alors un bilan CO2 défavorable. En
régime
industriel établi, l'on utilisera pour ce conditionnement du
combustible biomasse. Il faut par contre faire très
attention
à ne pas libérer d'autres gaz à effet
de serre,
comme le méthane (CH4) qui a un pouvoir
réchauffant
environ 21 fois plus important que CO2 : la moindre fuite
sérieuse dans une installation peut rendre son bilan GES
très négatif.
L'énergie tirée de la biomasse peut dans la
plupart des
cas être considérée comme une
énergie
renouvelable. A l'heure actuelle, on constate un manque de
visibilité et de structuration de cette filière
en plein
développement.
Avec 30,7 % du total mondial, les États-Unis sont le premier
producteur d'électricité à partir de
la biomasse,
devant l'Allemagne et le Brésil (7,3 %).
Constituants de la biomasse
On distingue trois constituants principaux, auxquels correspondent des
procédés de valorisation spécifiques :
* La biomasse lignocellulosique, ou
lignine, constituée par :
o le bois et les résidus verts,
o la paille,
o la bagasse de canne à sucre,
o le fourrage.
La valorisation se fait plutôt
par des
procédés par voie sèche, dits
conversions
thermochimiques.
* La biomasse à glucide,
riche en substance glucidique facilement hydrolysable :
o les céréales
o les betteraves sucrières
o les cannes à sucre
La valorisation se fait plutôt
par fermentation ou par distillation dits conversions biologiques.
* La biomasse oléagineuse,
riche en lipides :
o Colza,
o Palmier à huile, etc.
Elle peut être
utilisée comme
carburant. Il y a deux familles de biocarburants : les esters d'huiles
végétales (colza) et l'éthanol,
produit à
partir de blé et de betterave, incorporable dans le super
sans
plomb sous forme d'Ethyl Tertio Butyl Ether (ETBE, voir
bioéthanol).
Valorisation de la biomasse
Sous forme de chaleur: les bioénergies
Cas
du bois
Bois sous forme de bûches pour chauffage. Le bois
énergie est un type de bioénergie utilisant la
biomasse.
L'énergie chimique du bois est libérée
par
combustion sous forme de chaleur et utilisée directement
pour le
chauffage ou pour produire de l'électricité. Le
bois
comme source de chauffage est utilisé à toute
échelle.
Menaces
- Les inconvénients sont :
* Les coûts de transport et
l'impact sur l'environnement,
* L'utilisation de bois ou de charbon de
bois dans
des foyers domestiques mal ventilés peut entraîner
des
problèmes pulmonaires pour les habitants.
Réduction
des risques :
En revanche, si les surfaces dévolues aux forêts
restent
constantes, à proximité des lieux d'utilisation,
et que
la quantité prélevée est plus ou moins
remplacée, alors l'utilisation n'aggrave ni l'effet de serre
ni
la déforestation.
Les autres combustibles sont en principe des lignines. La valorisation
énergétique est très variable.
Le Miscanthus, également appelé herbe
à
éléphant, fait l'objet d'études
approfondies au
Royaume-Uni et aux États-Unis. Il présente
l'avantage
d'avoir un très bon rendement
énergétique
(supérieur à celui du charbon à volume
égal).
Par conversion biologique
Biogaz
On appelle biogaz les effluents gazeux, méthane
essentiellement,
issus de la fermentation de matières organiques contenues
dans
les décharges, les stations d'épuration, etc. Le
méthane est un puissant gaz à effet de serre et
sa
captation est de toute façon hautement souhaitable. Il peut
être considéré comme une ressource
énergétique, souvent via sa combustion pour
produire de
la vapeur et de l'électricité ; son utilisation
directe
dans des moteurs à gaz pauvres peut aussi être
envisagée.
Compost
Le compostage est un procédé biologique simple et
naturel
par lequel la matière organique (résidus verts ou
résidus de jardin, résidus de cuisine et restes
de table)
se décompose sous l'action des micro-organismes.
En combinant des conditions adéquates d'aération,
une
juste teneur en humidité et une bonne
température, avec
une recette équilibrée d'ingrédients
à base
de carbone (C) et d'azote(N), le compostage permet d'obtenir un
amendement organique riche en composés fertilisants. Ce
compost
est un terreau utile en jardinage (autant dans les jardins que pour les
plantes d'intérieur). Le compostage représente
une
solution efficace pour mettre en valeur ce qui est
biodégradable
et qu'on retrouve dans une proportion de plus de 40 % dans l'ensemble
des matières résiduelles. Mais attention, le
compostage
libère de grandes quantités de
méthane, gaz dont
le pouvoir réchauffant est 21 fois plus
élevé que
celui du CO2.
Sous forme de carburant : les biocarburants
Il y a deux familles de biocarburants :
* l'huile végétale
brute, et les esters d'huiles végétales
(colza,...)
* l'éthanol, produit
à partir de
blé et de betterave, incorporable dans le super sans plomb
sous
forme d'Ethyl Tertio Butyl Ether (ETBE, voir bioéthanol).
Comparaison des usages
Risques
Évaluer les différentes formes de valorisation
nécessite de comparer les usages, ce qui suppose de mettre
en
place des méthodes d'évaluation et de
traçabilité des filières.
La mise en place de la traçabilité en
agroalimentaire
fait l'objet de réglementations (notamment dans l'Union
européenne). Elle est encouragée par des normes
(ISO
22000).
La traçabilité permet également de
réduire
les risques, donc les coûts indirects pour la
collectivité.
Gains en valeur carbone
La valeur de la tonne de carbone en 2006 est de l'ordre de grandeur de
100 euros. La valeur marchande de la tonne d'équivalent CO2
est
très volatile: elle dépend (entre autres) du prix
du
pétrole, des décisions politiques de Bruxelles
(nombre de
quotas, politique énergétique à long
terme de
l'UE) et de la spéculation. Au 13 mars 2008, la Tonne
d'Equivalent CO2 valait 22 euros.
Comparaison de filières
Afin de fiabiliser ces évaluations, il est souhaitable :
* d'identifier les agents
économiques des filières concernées,
* de mettre en œuvre les
projets industriels
correspondants, sous la responsabilité d'un ensemblier, qui
connaît les parties prenantes, les étapes de la
filière (production, transport,...), le mode projet (cahiers
des
charges,...), les contraintes (sécurité,
législation, normalisation...)
* de tendre vers des filières
intégrées,
* d'effectuer des calculs de
rentabilité
économique, en évaluant les actifs
engagés
(création de valeur).
- Particuliers
- Bailleurs, Syndics et copropriétés
- Entreprises, commerces
- Collectivités territoriales
- Communes
- Professionnels de l’hébergement
|
- Fabricants produits
- Professionnels du conseil
- Artisans
- Opérateurs
- Fournisseurs d’énergie
- Org. de Certification et formation
|
- L’état
- Les org. publics
- Les org. métiers
- L’administration fiscale
- Les org. de normalisation
|