La pompe à chaleur (PAC) est une technologie qui permet de puiser des calories dans le milieu ambiant (l'eau, l'air, le sol) à basse température (-10 °C à 10 °C) et de les rejeter à une plus haute température (25 °C à 45 °C) dans le système de chauffage auquel elles sont reliées : réfrigérateurs, mais à l’envers.
Un liquide réfrigérant comprimé extrait, via une sonde, la chaleur du sol, de la nappe phréatique ou de l’air. Le liquide passe ensuite par un condensateur où il est décomprimé et il restitue ensuite la chaleur accumulée dans la maison via l'installation de chauffage central.
On privilégie à cet effet des systèmes qui fonctionnent bien à basse température, comme les chauffages de sol ou muraux. On peut aussi y raccorder des conduites d'air, radiateurs ou convecteurs, à condition de bien les dimensionner faute de quoi le système devra être complété d'une chaudière de chauffage central classique.
La pompe à chaleur se distingue des systèmes de chauffage traditionnels par sa faible consommation d'énergie, mais ce n’est en aucun cas une source d’énergie renouvelable dans la mesure ou elle consomme de l’électricité.
L'efficacité d'une pompe à chaleur est donnée par son coefficient de performance (COP), qui traduit le rapport entre la quantité d'énergie utilisée pour la faire fonctionner (de l'électricité) et la quantité d'énergie qu'elle délivre. Pour considérer une pompe à chaleur comme efficace, en particulier d'un point de vue environnemental, la valeur du COP moyen sur la saison de chauffe doit être au moins égale à 3. Autrement dit, pour 1 kWh d'électricité consommée, la PAC doit fournir 3 kWh de chaleur.
Quelques données: environ 75 euros par m² chauffé + les travaux de mise en oeuvre, soit un investissement de 20 à 40% supérieur à celui d’une installation classique), les pompes à chaleur trouve surtout leur place dans le contexte de la construction neuve ou d’une rénovation lourde.
La pompe à chaleur est intéressante et devient véritablement rentable pour les habitations dont les besoins en énergie sont très faibles, c’est-à-dire pour les maisons parfaitement isolées et destinées à être pourvues d’un chauffage par le sol ».