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Glossaire

Ecoconstruction

La notion d'écoconstruction est apparue à la fin des années 1960.

Elle consiste à créer un bâtiment doté des technologies lui permettant de respecter au mieux l'environnement et l'Écologie dans sa construction, en cherchant à s'intégrer le plus respectueusement possible dans un milieu en utilisant des ressources naturelles et locales.

On définit par écoconstruction l’ensemble des techniques de construction prenant en compte les principe de l’écologie relatifs à la santé des habitants, à l’équilibre planétaire et à un mode de réalisation équitable sur le plan économique et humain.
Différentes manières de l'écrire : eco-construction, éco-construction ou encore Eco-construction.

Aérothermie

Système consistant à capter l’énergie thermique de l’air par le biais d’une pompe à chaleur

L'aérothermie utilise donc l'air extérieur pour permettre, entre autres, de chauffer notre maison. Diverses installations sont possibles : planchers chauffants, radiateurs, ventilo-convecteurs ou climatiseurs... Autres atouts, l'aérothermie ne présente pas de contrainte d'installation et permet une utilisation dans les villes et zones urbaines.

Quelle différence entre les pompes à chaleur Air/Air (PAC Air/Air) et les pompes à chaleur Air/Eau (PAC Air/Eau) ?

Air / Air
La pompe à chaleur extrait l'air extérieur, le réchauffe, et le souffle dans votre maison. Dans ce cas il s'agit d'une PAC air / air.
Air / Eau
La PAC utilise l'air extérieur pour le destiner à de l'eau chaude, c'est ce qu'on appelle une PAC air / eau.
La pompe chauffe un liquide de chauffage qui ensuite circule dans un plancher chauffant ou des radiateurs classiques.
La PAC Air/Eau donne droit à des crédits d’impôts.
Plus d’informations sur les aides.
Ecolabels

Les écolabels délivrés en France sont la marque "NF Environnement" et "l’écolabel européen". Les écolabels sont des signes de reconnaissance des produits de consommation plus respectueux de l’environnement afin d’apporter aux consommateurs une double garantie : l’efficacité des produits et la réduction de leurs impacts environnementaux tout au long du cycle de vie. Ces deux écolabels couvrent ensemble une cinquantaine de catégories de produits : linge de maison, textiles, peintures, vernis, mobilier, papiers essuie-tout, enveloppes, cahiers...

Créée en 1991, la marque "NF Environnement" est l’écolabel français, délivré par Afnor Certification, organisme certificateur indépendant. Pour sa part, "l’écolabel européen" est le seul label écologique officiel européen utilisable dans tous les pays membres de l’Union Européenne : il est également délivré, en France, par Afnor Certification.

Energies renouvelables

Les énergies renouvelables proviennent de sources inépuisables et permanentes, en lien ou non avec le soleil, la géologie et la gravitation.

Le rythme de renouvellement est variable selon les énergies : quelques siècles pour certains bois, une année pour les plantes annuelles et instantanéité pour le soleil ou le vent…
Pour produire de l’électricité à partir de sources renouvelables, trois types d’énergie sont utilisés :l’éolien, l’hydraulique et le solaire.

Energies fossiles

L'énergie fossile désigne l'ensemble des énergies que l'on produit à partir de roches issues de la fossilisation des êtres vivants : pétrole, gaz naturel, houille.. Elles sont présentes en quantité limitée et non renouvelable. Leur combustion participe grandement à la diffusion des gaz à effet de serre.

L'exploitation intensive des énergies fossiles en fait une ressource qui deviendra de plus en plus rare à l'avenir et ainsi contraint les ingénieurs à trouver des sources d'énergies plus écologique, économiques et surtout en quantité suffisante pour couvrir le besoin en énergie de plus en plus grandissant de l'homme.

Géothermie

Energie provenant de l’exploitation de la chaleur du sous-sol. La géothermie désigne l'énergie géothermique issue de l'énergie de la Terre et qui est convertie en chaleur ou en électricité.
À la différence des énergies fossiles, la géothermie est présente dans tous les sous-sols et sous tous les climats. Ses usages sont variés, car elle présente une large gamme de températures et de profondeurs. À faible profondeur, en tout point du globe, associée à une pompe à chaleur, elle sert au chauffage et au refroidissement des habitations.

La géothermie produit peu de rejets, c’est une énergie propre qui ne participe pas à la dégradation du climat et qui ne nécessite pas de transport ni de stockage de substances polluantes ou dangereuses. En profondeur, la planète dispose d’un stock de chaleur illimité à l’échelle humaine et, à sa surface, le sol est réchauffé par le rayonnement solaire et la migration des eaux de pluie.< /p>

La géothermie fait partie des énergies renouvelables : les quantités d’eau chaude contenues dans les réserves souterraines ne vont pas disparaître à cause des exploitations géothermiques. Au contraire, les quantités d’eau vont se renouveler grâce au ruissellement naturel; quant à la chaleur, celle-ci provient à 90 % du gisement minéral.

Pour en savoir plus : Consultez le Blog Pages-Energie
Maison passive

Elaboré à la fin des années 80 par le Dr. Wolfgang Feist, directeur de l’institut « Wohnen und Umwelt » de Darmstadt, en Allemagne, le concept de « maison passive » résulte de la stricte application de deux principes fondamentaux :

  • l’emploi d’une isolation excessivement poussée (couplée à une ventilation mécanique avec récupération de chaleur)
  • l’installation d’une étanchéité à l’air la plus performante possible pour éviter les pertes de chaleur.

Une « maison passive » doit obligatoirement atteindre l’efficacité suivante : le besoin en énergie thermique du bâtiment doit être inférieur à 15 kWh par mètre carré et par an.
Cela correspond à une consommation de chauffage de 1,5 litres de mazout ou 1,5 mètre cube de gaz naturel par mètre carré de surface chauffée par année, soit une économie d’énergie près de dix fois supérieure à la moyenne actuelle.

Dans ces conditions, un système de chauffage conventionnel ne s’avère plus nécessaire. Une pièce d'habitation de 20 m² peut être chauffée par deux ampoules électriques de 100 W !

Maison Basse Consommation

La différence entre « maison passive » et « maison basse consommation d’énergie » réside dans la consommation annuelle de chauffage. Si les besoins en énergie finale d’une maison strictement passive ne doivent en aucun cas excéder 15 kWh/m² par an, ceux d’une maison basse consommation se situeraient plutôt entre 50 et 60 kWh/m² par an, soit pas loin de quatre fois moins qu’une maison standard tout de même…

Une différence de performance donc, mais aussi de coût. Effectivement, plus on tente de diminuer la consommation d'énergie et plus l'effort constructif, technique et financier devient important.

Une maison basse consommation comportant un système de ventilation contrôlé, un double vitrage normal avec couche de gaz intégrée et des châssis de fenêtre à double joint engendrerait ainsi un surcoût d’environ 15% par rapport à une maison neuve bien construite, alors que pour une maison passive (qui nécessite un triple vitrage, une isolation des murs qui passe de 15 à 30 cm et des techniques de construction plus complexes et donc plus onéreuses) le surcoût atteindrait selon certaines sources 25 %.

Qui plus est, le standard « passif » est difficilement accessible dans le cadre d’une rénovation, ce qui n’est pas le cas d’une « maison basse consommation d’énergie » ou d'un Bâtiment Basse Consommation (BBC).

Pompe à Chaleur

La pompe à chaleur (PAC) est une technologie qui permet de puiser des calories dans le milieu ambiant (l'eau, l'air, le sol) à basse température (-10 °C à 10 °C) et de les rejeter à une plus haute température (25 °C à 45 °C) dans le système de chauffage auquel elles sont reliées : réfrigérateurs, mais à l’envers.

Un liquide réfrigérant comprimé extrait, via une sonde, la chaleur du sol, de la nappe phréatique ou de l’air. Le liquide passe ensuite par un condensateur où il est décomprimé et il restitue ensuite la chaleur accumulée dans la maison via l'installation de chauffage central.

On privilégie à cet effet des systèmes qui fonctionnent bien à basse température, comme les chauffages de sol ou muraux. On peut aussi y raccorder des conduites d'air, radiateurs ou convecteurs, à condition de bien les dimensionner faute de quoi le système devra être complété d'une chaudière de chauffage central classique.

La pompe à chaleur se distingue des systèmes de chauffage traditionnels par sa faible consommation d'énergie, mais ce n’est en aucun cas une source d’énergie renouvelable dans la mesure ou elle consomme de l’électricité.

L'efficacité d'une pompe à chaleur est donnée par son coefficient de performance (COP), qui traduit le rapport entre la quantité d'énergie utilisée pour la faire fonctionner (de l'électricité) et la quantité d'énergie qu'elle délivre. Pour considérer une pompe à chaleur comme efficace, en particulier d'un point de vue environnemental, la valeur du COP moyen sur la saison de chauffe doit être au moins égale à 3. Autrement dit, pour 1 kWh d'électricité consommée, la PAC doit fournir 3 kWh de chaleur.

Quelques données: environ 75 euros par m² chauffé + les travaux de mise en oeuvre, soit un investissement de 20 à 40% supérieur à celui d’une installation classique), les pompes à chaleur trouve surtout leur place dans le contexte de la construction neuve ou d’une rénovation lourde.

La pompe à chaleur est intéressante et devient véritablement rentable pour les habitations dont les besoins en énergie sont très faibles, c’est-à-dire pour les maisons parfaitement isolées et destinées à être pourvues d’un chauffage par le sol ».

Puits Canadien ou Provençal

Le principe du puits canadien (ou provençal) consiste à faire passer, avant qu’il ne pénètre dans l’habitation, une partie de l’air extérieur par des tuyaux enterrés dans le sol à une profondeur de l’ordre de 1,50 à 2 mètres.

En hiver, à cette profondeur, la température est supérieure à celle qui règne à la surface (à 2 m de profondeur la température du sol est d’environ 15° en été et 5° en hiver) ; l’air froid est donc préchauffé lors de son passage dans les tuyaux. Avec ce système, l’air aspiré par l’échangeur double flux n’est donc pas prélevé directement de l’extérieur, via les bouches d’aération des fenêtres, d’où une économie substantielle de chauffage.

A l’inverse, en été, la température du sol étant plus froide que la température extérieure, on peut utiliser la fraîcheur relative du sol pour rafraîchir l’air qui pénètre dans le logement. Le puits canadien fait donc également office de climatisation écologique.

Solaire
  • Le solaire photovoltaïque transforme directement le rayonnement solaire en électricité. Longtemps confinés à des applications spéciales (balises en mer, satellites…), les systèmes photovoltaïques sont de plus en plus utilisés, tant dans le domaine industriel (panneaux de signalisation, éclairage public, distributeur de tickets de parking …), que pour un usage domestique (électricité dans les habitations, recharges GSM, alimentation de réfrigérateurs pour caravane, etc...). En Europe, 95% des systèmes sont raccordés au réseau électrique, c'est-à-dire que la production est fournie au réseau électrique et ensuite consommée par les équipements qui y sont connectés.
  • Le solaire thermique est une énergie gratuite qui se régénère sans cesse. La valorisation de cette énergie développée depuis les années 70 est devenue performante et accessible à tous. Cette technique est simple dans son principe : un capteur solaire (mini serre) transforme le rayonnement solaire en chaleur qui est ensuite transmise via un fluide (l’eau en général) à un réservoir de stockage (boiler). S’il est possible de recourir à cette technologie comme soutien de chauffage pour une habitation, l’application la plus courante sous nos latitudes reste celle du chauffe-eau solaire (CES). On estime que 50 à 60% de la consommation annuelle d’eau chaude peut être produite grâce à l’énergie solaire. Un chauffe-eau d’appoint au fioul ou au gaz reste donc nécessaire.
Diagnostic de performance énergétique (DPE)

Objectifs :

  • Estimer les consommations prévisionnelles en énergie des logements et des bâtiments mis en vente.
  • Permettre ainsi à chaque ménage qui achète un bien immobilier de mieux mesurer l’impact sur l’effet de serre de ses choix d’énergie et de mieux évaluer sa facture.
  • Limiter l’impact de la hausse des coûts de l’énergie sur le porte-monnaie des Français et préserver l’environnement.

Comment ça marche ?
Le DPE utilise une double étiquette :
La première permet d’évaluer la consommation en énergie du logement, soit à partir d’une méthode approuvée par le ministère chargé du Logement, soit sur la base des consommations enregistrées sur trois ans. La seconde permet de connaître l’impact de ces consommations sur l’effet de serre. Il sera assorti de conseils techniques sur les travaux à effectuer pour économiser plus d’énergie.
Le diagnostic se fait à l’aide d’une estimation chiffrée, en euros. Pour obtenir un diagnostic, il est possible de recourir aux services d’un des 3 000 professionnels formés à sa réalisation, ou de s’adresser aux points "Espaces info énergie" de l’Ademe qui peuvent renseigner sur les modalités de réalisation et le contenu du DPE.

Qui est concerné ?
Tout acheteur potentiel d’un logement ou d’un bâtiment peut en faire la demande auprès du vendeur. En dehors d’une vente, les propriétaires pourront aussi obtenir un diagnostic afin d’engager les travaux d’économie d’énergie adéquats.

Calendrier
Les diagnostics sont obligatoires depuis le 1er novembre 2006, à l’occasion de la vente d’un logement ou bâtiment, en France métropolitaine. L’étiquette sera aussi rendue obligatoire pour les bâtiments neufs et pour les bâtiments et logements loués à partir du 1er juillet 2007.

Pont thermique

Partie d’une construction présentant un défaut d’isolation et provoquant à cet endroit une perte de chaleur. L'air chaud du local condense, et des traces d'eau ou des salissures noires apparaissent à cet endroit.

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