Energie Renouvelable

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Une énergie renouvelable est une énergie
renouvelée ou
régénérée naturellement
à l'échelle d'une vie humaine. Les
énergies renouvelables sont issues de
phénomènes naturels, réguliers ou
constants, provoqués par les astres.
Le Soleil est à l'origine de nombreuses énergies
renouvelables. Son rayonnement constitue en lui-même une
énergie exploitable. Ce rayonnement donne aussi naissance
à d'autres formes d'énergie, ainsi le cycle de
l'eau permet de créer de
l'hydroélectricité, le vent est aussi
exploité. La photosynthèse a aussi comme origine
le soleil, elle créé différents
matériaux exploitables
énergétiquement, mais pas toujours renouvelables.
La chaleur interne de la Terre est aussi source d'énergie
renouvelable, comme la géothermie. La rotation des astres,
système Terre-Lune, engendre des mouvements d'eau
à la surface de la Terre, mouvements exploitables
énergétiquement via l'énergie
marémotrice.
Le caractère renouvelable d'une énergie
dépend de la vitesse à laquelle la source se
régénère, mais aussi de la vitesse
à laquelle elle est consommée. Le
pétrole ainsi que tous les combustibles fossiles ne sont pas
des énergies renouvelables, les ressources étant
consommées à une vitesse bien
supérieure à la vitesse à laquelle ces
ressources sont naturellement créées.
Les différentes types
d’énergies renouvelables
Le soleil, principale source des différentes formes
d’énergies renouvelables disponibles sur terre.
Articles détaillés : énergie solaire,
rayonnement solaire, constante solaire et Bilan radiatif de la Terre.
L’
énergie
solaire a directement pour origine
l’activité du Soleil. Le soleil émet un
rayonnement électromagnétique dans lequel on
trouve notamment les rayons cosmiques, gamma, X, la lumière
visible, l’infrarouge, les micro-ondes et les ondes radios en
fonction de la fréquence d’émission.
Tous ces types de rayonnement électromagnétique
émettent de l’énergie. Le niveau
d’irradiance (le flux énergétique)
arrivant à la surface de la terre dépend de la
longueur d’onde du rayonnement solaire.
Diagramme donnant le niveau d’irradiance solaire arrivant
à la surface de la terre
Irradiance solaire sur la Terre.
Énergie solaire thermique
Dans les conditions terrestres, le rayonnement thermique se situe entre
0,1 et 100 micromètres. Il se caractérise par
l’émission d’un rayonnement au
détriment de l’énergie calorifique du
corps émetteur. Ainsi, un corps émettant un
rayonnement thermique voit son énergie calorifique diminuer
et un corps recevant un rayonnement thermique voit son
énergie calorifique augmenter. Le Soleil émet
principalement dans le rayonnement visible, entre 0,4 et 0,8
micromètres[Sacadura 2]. Ainsi, en rentrant en contact avec
un corps le rayonnement solaire augmente la température de
ce corps. On parle ici d’énergie solaire
thermique. Cette source d’énergie est connue
depuis très longtemps, notamment par le fait de se
positionner à un endroit ensoleillé afin de se
réchauffer.
Aujourd’hui, l’
énergie
solaire thermique
connait différentes applications tels les panneaux solaires
chauffants (production d’eau chaude pour un logement), les
fours solaires, l’
énergie
solaire thermodynamique
ou heliothermodynamique.
Énergie photovoltaïque
L’énergie photovoltaïque se base sur
l’effet photoélectrique pour créer un
courant électrique continu à partir
d’un rayonnement
électromagnétique. Cette source de
lumière peut être naturelle (soleil) ou-bien
artificielle (une lampe)
L’activité solaire est la principale cause des
phénomènes météorologiques.
Ces derniers sont notamment caractérisés par des
déplacements de masse d’air à
l’intérieur de l’atmosphère.
C’est l’énergie mécanique de
ces déplacements de masse d’air qui est
à la base de l’
énergie
éolienne. L’
énergie
éolienne
consiste ainsi à utiliser cette énergie
mécanique.
Des voiliers ont été utilisés
dès l’Antiquité, comme en
témoigne la Barque solaire de Khéops.
Jusqu’au milieu du XIXe siècle,
l’essentiel des déplacements nautiques
à moyenne et longue distance ce sont faits grâce
à la force du vent. Un dérivé
terrestre n’ayant d’usage que sportif a
été rendu possible par les techniques modernes :
le char à voile.
L’
énergie
éolienne a aussi
été vite exploitée à
l’aide de moulins à vent
équipés de pales en forme de voile, comme ceux
que l’on peut voir aux Pays-Bas ou encore ceux
mentionnés dans Don Quichotte. Ces moulins utilisent
l’énergie mécanique pour actionner
différents équipements. Les moulins des Pays-Bas
actionnent directement des pompes dont le but est
d’assécher ou de maintenir secs les polders du
pays. Les meuniers utilisent des moulins pour faire tourner une meule
à grains. Aujourd’hui, ce sont les
éoliennes
qui prennent la place des moulins à vent. Les
éoliennes transforment l’énergie
mécanique en énergie électrique, soit
pour l’injecter dans un réseau de distribution
soit pour être utilisé sur place (site
isolé de réseau de distribution).
À l’instar de l’
énergie
éolienne, l’
énergie
hydraulique tire
son origine dans les phénomènes
météorologiques et donc du Soleil. Ces
phénomènes prélèvent de
l’eau principalement dans les océans et en
libèrent une partie sur les continents à des
altitudes variables. On parle du cycle de l'eau pour décrire
ces mouvements. De l’eau en altitude possède une
énergie potentielle de pesanteur, cette énergie
est captée, transformée, lors des mouvements de
l’eau qui tend à retourner dans les
océans. Avant l’avènement de
l’élericité, il s’agissait de
capter cette énergie mécanique et
d’entrainer des outils, des machines grâce
à cela, il s’agit des moulins à eau.
Plus tard, avec l’invention de
l’électricité, on a
transformé cette énergie mécanique en
énergie électrique, permettant ainsi de
déplacer sur des distances plus grandes
l’énergie produite.
Autres
énergies
hydrauliques :
* Énergie des vagues :
utilise la puissance du mouvement des vagues,
* Énergie
marémotrice : issue du mouvement de l’eau
créé par les marées (variations du
niveau de la mer, courants de marée),
* Énergie hydrolienne : Les
hydroliennes utilisent les courants sous marins,
* Énergie
maréthermique : produite en exploitant la
différence de température entre les eaux
superficielles et les eaux profondes des océans,
* Énergie osmotique : La
diffusion ionique provoquée par
l’arrivée d’eau douce dans
l’eau salée de la mer est source
d’énergie.
Il s’agit d’
énergie
solaire
stockée sous forme organique grâce à la
photosynthèse. Elle est exploitée par combustion.
Cette énergie est considérée comme
renouvelable si on admet que les quantités
brûlées n’excèdent pas les
quantités produites. On peut citer notamment le bois et les
biocarburants.
Les Grecs et les Romains de l’antiquité
connaissaient déjà l’usage de
l’
énergie
géothermique, comme en
témoignent les villes d’eau, Aquae Sextiae, du
Consul Sextius (Aix-en-Provence, Aix-les-Bains, Aix-la-Chapelle, ...).
À Chaudes-Aigues, de l’eau jaillissant
à 81° permet de chauffer à peu de frais
quelques bâtiments.
Le principe consiste à extraire
l’
énergie
géothermique contenue dans le
sol pour l’utiliser sous forme de chauffage ou pour la
transformer en électricité. Dans les couches
profondes, la chaleur de la Terre est produite par la
radioactivité naturelle des roches qui constituent la
croûte terrestre : c’est
l’énergie nucléaire produite par la
désintégration de l’uranium, du thorium
et du potassium.
Par rapport à d’autres énergies
renouvelables, la géothermie profonde ne dépend
pas des conditions atmosphériques (soleil, pluie, vent). Les
gisements géothermiques ont une durée de vie de
plusieurs dizaines d’années.
Avantages escomptés
La civilisation moderne est très dépendante de
l'énergie et spécialement des énergies
non renouvelables, qui s'épuiseront tôt ou tard
(et même plus tôt que tard). Passer d'une ressource
actuellement non renouvelable à une ressource renouvelable
suscite des espoirs, certains justifiés, d'autres moins.
Avantages en termes géopolitiques et de
sécurité
Selon une étude récente (2007)
commandée par le ministère de l'environnement
allemand, comparativement aux grandes centrales
énergétiques thermiques (dont
nucléaire) et hydroélectrique qui centralisent la
production énergétique, les énergies
propres, sûres, renouvelables quand elles sont
décentralisées présentent de nombreux
intérêts en termes de
sécurité énergétique,
intérieure, militaire et civile, en matière de
risque terroriste, de même que pour la
sécurité climatique, le développement,
les investissements et les marchés financiers.
Les énergies renouvelables sont une source de
sécurité dans les domaines
économiques, sociaux et environnementaux, surtout lorsqu'une
gamme de sources complémentaires d'énergie est
exploitée (par exemple l'éolien fonctionne mieux
quand il n'y a pas de soleil et le solaire produit souvent plus quand
il n'y a pas de vent).
Si elles diminuent la dépendance au pétrole aux
autres ressources fossiles, et en améliorant
l'indépendance énergétique, les
énergies renouvelables réduisent leur importance
donc les conflits potentiels qu'ils peuvent nourrir, contribuant ainsi
à la paix dans le monde (dans la mesure seulement
où les conflits d'intérêt en sont le
moteur ou le carburant).
Autres avantages
On attribue souvent aux énergies renouvelables des
caractéristiques favorables (qu'elles peuvent
mériter ou non ), telles que
* la sureté (faible risque
d'accident, faible conséquence d'un éventuel
accident, régularité de la fourniture, ...).
* la propreté (peu voire pas
du tout de déchets, peu dangereux et facile à
gérer : recyclables, par exemple)
* la décentralisation
(développement local des territoires, réserve
d'emplois locaux non décentralisable, etc.)
* le respect de l'environnement, lors de
la fabrication, pendant le fonctionnement, et enfin de vie
(démantèlement)
Pour ces caractéristiques, c'est chaque filière
voire chaque cas séparément qu'il convient
d'examiner pour vérifier si on peut ou non lui attribuer le
bienfait supposé, et si oui, dans quelle mesure. Par exemple
:
* l'
énergie
éolienne peut certainement être
considérée comme une production locale au
Danemark, mais pas dans un pays qui importe la technique, les capitaux,
et les hommes pour faire fonctionner les machines.
* Les biocarburants ont un impact
environnemental et social contesté (étant en
butte aux critiques générales sur
l'activité agricole, avec en sus un reproche de destruction
alimentaire).
* Les installations
hydroélectriques, outre les destructions
provoquées par l'engloutissement d'une vallée,
peuvent se rompre (entre 1959 et 1987, trente accidents ont fait 18 000
victimes dans le monde, dont plus de 2 000 morts en Europe).
Par ailleurs, dans tous les cas, les énergies renouvelables
réduisent la production de CO2 à hauteur de
l'énergie non renouvelable qu'elles remplacent. Cependant,
elles peuvent rester responsables d'autres gaz à effet de
serre pour leur mise en place ou dans le cadre de leur fonctionnement,
chaque technique devant être là encore
examinée séparément.
Contraintes et limites
Aujourd'hui, on assimile souvent le terme d'énergie
renouvelable à celui d'énergie propre. La
définition est différente : une
énergie propre ne produit pas ou peu de polluant, ou bien
elle produit des polluants qui disparaissent rapidement. Par
conséquent, une énergie renouvelable n'est pas
nécessairement propre, et inversement : par exemple, la
collecte et la combustion de la
biomasse
peut produire des nuisances
(piétinement, réduction de
biodiversité, etc.) et des polluants (NOx, suies, etc.). Il
n'y a donc que des sources d'énergie plus ou moins nuisible
suivant les circonstances, par exemple peut-on écrire que
l'hydroélectricité est propre?
Les énergies renouvelables suffiront-elles
à limiter le réchauffement climatique ?
Lorsqu'on ne tient pas compte du potentiel de réduction des
émissions de GES que comportent les modes actuels, (souvent
peu efficaces), de production et d'utilisation de l'énergie,
les énergies propres et renouvelables sont parfois
présentées comme une solution au
problème du réchauffement climatique. En
réalité, il faut considérer 2 aspects
complémentaires des politiques de maitrise de
l'énergie: les économies d'énergie
d'une part, et les énergies renouvelables d'autre part, ceci
de façon à diminuer la consommation absolue (et
non relative) d'énergies fossiles. Sauf pour la
géothermie, la production d'énergie d'origine
renouvelable ne met pas en œuvre de chaleur à
haute température (ou à température
plus élevée que l'ambiante). Elle est souvent
limitée par son rendement, son stockage, la superficie ou
les infrastructures nécessaires. Corrélativement,
les rejets de chaleur fatale de cette production dans l'environnement,
sont faibles ou nuls.
Selon le scénario énergétique sur les
potentiels respectifs, en économies d'énergie et
en énergies renouvelables, des experts de Greenpeace pour
2030, l'éolien et le solaire représenteraient
à eux deux environ 3% de la production d'énergie
mondiale.
Exprimé autrement, le développement des
énergies renouvelables est nécessaire mais, selon
Jean-Marc Jancovici, ne suffira pas à éviter une
importante diminution des consommations d'énergie :
malgré les renouvelables, des changements de nos modes de
vie lui semblent nécessaires.
Les sources académiques sur le sujet ont montré
qu'un scénario énergétique
entièrement renouvelable permettant de garantir la
qualité de vie des pays développés
à l'ensemble de la population mondiale était
techniquement faisables avec les meilleurs techniques disponibles
actuellement en matière d'efficacité
énergétique. Toutefois ces études ne
se sont intéressées qu'aux aspects
environnementaux, industriels et techniques et n'abordent pas les
questions de responsabilités financières et
politiques liés à un tel changement.
Intégration éco-paysagère
Éoliennes dans la campagne allemande.
Un développement significatif des énergies
renouvelables aura des effets sur le paysages et le milieu, avec des
différences sensibles d'impact écologique ou
paysager selon l'installation concernée et selon que le
milieu est déjà artificialisé ou que
l'aménagement projeté vise un espace encore
(relativement) sauvage. Les impacts paysagers et visuel sont pour
partie subjectifs.
La construction des grandes installations (type centrale solaire) a
toujours un impact sur le paysage. On cite souvent les grandes
éoliennes, et plus rarement les toitures solaires. C'est
pourquoi des efforts sont faits pour tenter d'intégrer ces
installations dans le paysage (peindre les éoliennes en vert
dans leur partie basse et en bleu pâle dans leur partie
supérieure par exemple). Une production
décentralisée peut aussi diminuer le besoin de
pylones et lignes à haute tension. Les réseaux
moyenne tension peuvent être enterrés..
Risques pour la faune
La construction d'un barrage hydroélectrique a des
conséquences lourdes : inondation de vallées
entières, modification profonde de
l'écosystème local. De plus, les barrages
hydroélectriques font obstacle à la migration des
poissons, ce qui représente un problème pour les
fleuves du nord-ouest de l'Amérique du Nord, où
les populations de saumons ont été
réduites de manière importante.
On a également accusé les éoliennes de
représenter un danger pour les oiseaux (bien qu'une
éolienne tue 0 à 3 oiseaux par an alors qu'un
kilomètre de ligne à haute tension en tue
plusieurs dizaines par an, il y en a 100 000 km en France). En fait, il
semblerait que le plus gros risque soit pour les chauves-souris, dont
on retrouve régulièrement des cadavres sur les
sites éoliens, y compris des espèces
protégées. Pour l'instant, les causes de ces
collisions avec les éoliennes ne sont pas encore bien
identifiées. Certains ont pensé que les
mouvements de pales interféraient avec les ultrasons, mais
cette hypothèse n'a pas encore été
vérifiée. Il semble en outre que les sons de
basse fréquence des éoliennes perturbent la
reproduction de la faune à proximité de celles-ci.
Stockage et distribution
Un des grands problèmes avec l'énergie, c'est le
transport dans le temps ou l'espace. C'est particulièrement
vrai avec les énergies renouvelables qui
dépendent du climat et varient
énormément dans le temps.
L'
énergie
solaire et ses dérivés
(vent, chute d'eau, etc.) n'est pas disponible à la demande,
il est donc nécessaire de compenser, en disposant d'un
stockage suffisant, auprès du consommateur, du producteur,
ou à travers un réseau d'échange
(similaire à l'ancien réseau de distribution).
Des exemples d'une utilisation directe d'énergie
renouvelable sont les fours solaires, les pompes à chaleur
géothermiques, et les moulins à vent
mécaniques. Des exemples d'une utilisation indirecte,
passant par d'autres formes d'énergie, sont la production
d'électricité par des éoliennes ou des
cellules photovoltaïques, ou la production de carburants tels
que l'éthanol issu de la
biomasse
(Voir biocarburant).
L'utilisation de l'énergie renouvelable, qui peut souvent
être produite « sur place », diminue les
appels aux systèmes de distribution de
l'électricité. Un ménage moyen
disposant d'un système solaire photovoltaïque avec
du stockage d'énergie, et de panneaux solaires de la bonne
taille, n'a besoin de recourir à des sources
d'électricité extérieures que quelques
heures par semaine. En généralisant cet exemple,
les partisans de l'énergie renouvelable pensent que les
systèmes de distribution d'électricité
(lignes THT, transformateurs, ...) devraient être moins
importants et plus faciles à maîtriser.
Dans les pays fortement industrialisés, la plupart des
consommateurs et producteurs d'énergie sont
reliés à un réseau
électrique qui peut assurer des échanges d'un
bout à l'autre d'un pays ou entre pays. Un réseau
fortement interconnecté à échelle
continentale permettrait, à condition d'être
convenablement dimensionné et administré, de
réduire les aléas de production et de
consommation, grâce à la multiplication des
sources de production disponibles et au recouvrement de plages horaires
d'utilisation différentes. Le problème de
l'intermittence du vent deviendrait ainsi moins critique (voir
Débat sur l'
énergie
éolienne). La
diversification des sources pourrait également autoriser des
complémentarités intéressantes.
Contraintes économiques et
organisationnelles
* La mise en œuvre
concrète doit se plier aux contraintes des
marchés. La logique des fonds de placement n'est pas
toujours une logique d'investissement.
* Les agents économiques
concernés sont dispersés. Il faut les rassembler
et imaginer des conditions d'organisation adaptées :
contrats de filière, contrats territoriaux, …
Tout reste à faire pour la définition des
filières industrielles.
Rentabilité économique
La mise en œuvre d'une filière
d'énergie renouvelable nécessite de faire un
bilan économique. La mise en place des permis
d'émission de gaz à effet de serre (voir bourse
du carbone) rend ces filières rentables.
Les rentabilités économiques
escomptées sont très fortes : on attend des taux
de 12 % ce qui est exceptionnel.
Cependant, on ne sait pas exactement quelles seront les
rentabilités comparées en fonction des
procédés techniques employés. Les
filières industrielles n'ont pas encore
été mises en œuvre à grande
échelle. Il faut imaginer des filières
intégrées. On commence à avoir des
retours d'expérience, mais il peut toujours survenir des
difficultés inattendues.
Situation actuelle de la France et de ses
partenaires européens
Aujourd'hui, les énergies renouvelables
représentent 13,5 % de la consommation totale
d’énergie comptabilisée dans le monde
et 18 % de la production mondiale d'électricité.
La
biomasse
et les déchets assurent l’essentiel de
cette production (10,6%).
La production électrique renouvelable provient
principalement de l’hydraulique (90 %). Le reste est
très marginal :
biomasse
5,5%, géothermie 1,5%,
éolien 0,5% et le solaire 0,05%.
Les pompes à chaleur géothermiques se
développent également de manière
importante. Elles sont parfois considérées comme
des sources d’énergie renouvelable (une partie de
l’énergie qu’elles fournissent provient
de la Terre, du soleil et du vent) ou des systèmes efficaces
de production de chaleur (elles assurent une production
d’énergie thermique supérieure
à l’énergie électrique
consommée), mais elles ne sont pas toujours
considérées comme des énergies vertes
en raison de la grande quantité
d'électricité qu'elles consomment.
Le développement des énergies renouvelables est
un des éléments importants de la politique
énergétique de l’Union
Européenne. Le livre blanc de 1997 fixe l’objectif
de 12 % d’énergie renouvelable pour
l’Union en 2010. Par la suite, des directives sont venues
préciser cet objectif :
* La directive
électricité renouvelable (2001) fixe
l’objectif indicatif de 21 %
d’électricité renouvelable dans la
consommation brute de l'Union en 2010 (l’objectif
assigné à la France est également de
21 %)
* La directive biocarburant (2003) donne
des objectifs indicatifs de 5,75 % de substitution par les
biocarburants pour 2010
* La Commission étudie
actuellement la possibilité d’une directive
chaleur renouvelable
Les différents pays de l'Union ont donc mis en place des
politiques plus ou moins volontaristes en matière
d’énergies renouvelables en associant des mesures
économiques, légales et sociales.
Le Danemark était le leader de
l'électricité éolienne et reste le
pays qui produit les niveaux les plus élevés
d'électricité à partir du vent. Mais
l'Allemagne a commencé à accroître
sérieusement sa capacité éolienne au
milieu des années 1990 avec l'application des subventions et
des prêts bon marché, et a maintenant plus d'un
tiers de toute la capacité de production éolienne
du monde.
Sur l'utilité mais aussi les limites de l'
énergie
éolienne, un expert analyse que « les
champions de
l'éolien que sont l'Allemagne et le Danemark ont obtenu,
respectivement, 0,1% et 1,3% de leur énergie totale par ce
moyen en 1999 (source IEA). Au Danemark, qui a probablement l'un des
plus forts taux d'
énergie
éolienne au monde, la
consommation d'énergie a augmenté, sur la
décennie 1990, de... 1,3% par an en moyenne (source IEA).
Dix ans d'efforts dans l'éolien ont tout juste servi
à "absorber" une année de hausse de la
consommation d'énergie, et pour cela, il a fallu en mettre
des machines ! »
L'Espagne a commencé récemment la production
d'
énergie
éolienne, mais dès 2002 a
rattrapé les États-Unis pour devenir le pays avec
le deuxième niveau le plus élevé pour
la capacité installée d'
énergie
éolienne.
L’Autriche, la Grèce et l'Allemagne sont en
tête dans le domaine de la production de chaleur solaire.
L’Espagne devrait bientôt connaître un
boum grâce à l’élargissement
à l’ensemble de son territoire de
l’Ordonnance Solaire de Barcelone (obligation
d’installer un chauffe-eau solaire sur toute nouvelle
construction d’habitation collective ou lors de
rénovations). Les succès de ces pays sont en
partie basés sur leurs avantages géographiques,
bien qu'il vaille la peine de noter que l'Allemagne n'a pas de
particulièrement bonnes ressources en soleil ou en vent
(beaucoup plus mauvaises par exemple que l'Angleterre, où
les politiques ont eu beaucoup moins de succès). D'autres
facteurs ont ainsi joué un rôle important dans son
engagement dans le développement des énergies
renouvelables.
La France produit 6% de son énergie à partir de
sources renouvelables, 4 % provenant de la
biomasse
(essentiellement
bois énergie) et 2 % de l’hydraulique.
L’éolien reste très peu
développé malgré des taux de
croissance annuels voisins de 100 %. La France est aussi parmi les
mauvais élèves européens en
matière de surface solaire installée par habitant.
Des aides vient à améliorer la situation :
* Des crédit
d’impôt de 50 % du coût du
matériel sont proposées aux particuliers pour
l’installation d’appareil utilisant les
énergies renouvelables (chauffe-eau solaire, chauffage bois,
…). La plupart des Conseils régionaux, et
quelques conseils généraux et
municipalités offrent aussi des subventions.
* Le principe du tarif d’achat
(prix du kWh électrique renouvelable fixé
à l’avance pour une durée
déterminée) a été retenu
pour soutenir les producteurs et investisseurs et encourager
l’émergence de nouvelles technologies. La
révision à la hausse de ces tarifs le 10 juillet
2006 rend les professionnels optimistes sur le développement
de l’électricité renouvelable, en
particulier du photovoltaïque.
En France, on impute traditionnellement le retard pris dans le
développement des énergies renouvelables (comme
l'éolien ou le solaire photovoltaïque) à
l'accent mis sur l'énergie nucléaire et
l'hydraulique, mais il ne faut pas négliger le manque
d'offre, le retard en matière de formation des artisans et
architectes et certains freins sociaux qui font qu'en 2009, les
programmes immobiliers individuels ou collectifs, privés ou
publics, ne laissent qu'une place tout à fait marginale
à l'
énergie
solaire et aux maisons passives (ce
qui oriente le parc immobilier pour les prochaines
décennies).
L’intérêt des particuliers a cependant
connu une forte croissance en 2008, avec des élans
d’entraide, d’union des forces et de partage des
informations entre les particuliers désireux de devenir des
producteurs indépendants, l'internet collaboratif (portails
collaboratifs, forums, blogs.) étant un des moyens de
utilisés. Une enquête ADEME ADEME d'octobre 2008
estimait que 97% des Français étaient
séduits par les énergies renouvelables et que 30%
d’entre eux étaient déjà
passés à l’acte ou l'envisageaient. Des
entreprises émergentes de ce secteur connaissent aussi des
développement rapides, voire spectaculaires,
malgré la crise financière.

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